Westmore · UDRP decision
WIPO · Case No. D2021-0462

Boursorama-banque.online

TransferWIPO-indexed · informational, not legal advice

The Panel ordered transfer of <boursorama-banque.online>. It found the domain confusingly similar to the BOURSORAMA BANQUE mark, found no rights or legitimate interests, and concluded that the exact reproduction of the well-known French marks, the Respondent's location in France, passive holding, non-participation, and use of a nonexistent address established bad-faith registration and use.

Outcome
Transfer
At a glance
Provider
WIPO
Outcome
Transfer
Decision date
2021-04-30
Panelist(s)
Fontaine, Benjamin
Complainant
Boursorama S.A.
Respondent
Contact Privacy Inc. Customer 1249403156 / Gauthier
Disputed domain(s)
boursorama-banque.online
Citation weightCited by 1 later decision
Domain history UDRP Intelligence

The timeline behind boursorama-banque.online

Registration, the decision and the archived record of what this domain actually displayed — from public RDAP and the Internet Archive.

Westmore reconstructs the full history behind boursorama-banque.online — from public RDAP and the Internet Archive — as part of UDRP Intelligence:

Registration → decision → today timeline
Archived Wayback evidence of what the site showed
Registry bad-faith signals
The live current registrant
Available in UDRP Intelligence
Verified public record
Outcome & remedy
Complaint granted. Panel ordered transfer of boursorama-banque.online.
Reverse Domain Name Hijacking
No RDNH raised.
Westmore Insight

This decision illustrates a straightforward application of the passive-holding doctrine where a domain exactly reproduces a well-known banking mark, resolves only to a parking page, and is accompanied by respondent default and inaccurate registration information. It also shows that a top-level domain may be disregarded for confusing similarity while remaining relevant to the broader bad-faith context when it reinforces the trademark owner's online services.

The three-part test
Identical or confusingly similarMet
Rights or legitimate interestsMet
Registered and used in bad faithMet

Result of record. The panel's reasoning and decisive facts behind each element are in the Intelligence dossier below.

Case details
Provider
WIPO
Outcome
Transfer
Decision date
2021-04-30
Panel
Fontaine, Benjamin
Full decision
10 min read · hosted by Westmore

Centre d&rsquo;arbitrage et de médiation de l&rsquo;OMPI DÉCISION DE LA COMMISSION ADMINISTRATIVE Boursorama S.A. contre Contact Privacy Inc. Customer 1249403156 / Gauthier Litige No. D2021-0462 1. Les parties Le Requérant est Boursorama S.A., France, représenté par Nameshield, France. Le Défendeur est Contact Privacy Inc. Customer 1249403156, Canada / Gauthier, France. 2. Nom de domaine et unité d&rsquo;enregistrement Le nom de domaine litigieux <boursorama-banque.online> est enregistré auprès de Google LLC (ci-après désigné &ldquo;l&rsquo;Unité d&rsquo;enregistrement&rdquo;). 3. Rappel de la procédure Une plainte a été déposée en français par Boursorama S.A. auprès du Centre d&rsquo;arbitrage et de médiation de l&rsquo;Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (ci-après désigné le &ldquo;Centre&rdquo;) en date du 15 février 2021. En date du 15 février 2021, le Centre a adressé une requête à l&rsquo;Unité d&rsquo;enregistrement aux fins de vérification des éléments du litige, tels que communiqués par le Requérant. Le 15 février 2021, l&rsquo;Unité d&rsquo;enregistrement a transmis sa vérification au Centre révélant l&rsquo;identité du titulaire du nom de domaine litigieux et ses coordonnées, différentes du nom du Défendeur et des coordonnées désignés dans la plainte. Le 25 février 2021, le Centre a envoyé un courrier électronique au Requérant avec les données relatives au titulaire du nom de domaine litigieux telles que communiquées par l&rsquo;Unité d&rsquo;enregistrement et invitant le Requérant à soumettre une plainte amendée. Le Requérant a déposé une plainte amendée le 25 février 2021. L&rsquo;Unité d&rsquo;enregistrement a par ailleurs indiqué que la langue du contrat d&rsquo;enregistrement du nom de domaine litigieux est l&rsquo;anglais. Le 25 février 2021, la plainte ayant été déposée en français, le Centre a envoyé un courrier électronique au Requérant, l&rsquo;invitant à fournir la preuve suffisante d&rsquo;un accord entre les Parties, la plainte traduite en anglais, ou une demande afin que le français soit la langue de la procédure. Le 25 février 2021, le Requérant demande que la langue de la plainte soit le français. Le Centre a vérifié que la plainte et la plainte amendée répondaient bien aux Principes directeurs régissant le Règlement uniforme des litiges relatifs aux noms de domaine (ci-après dénommés &ldquo;Principes directeurs&rdquo;), aux Règles d&rsquo;application des Principes directeurs (ci-après dénommées les &ldquo;Règles d&rsquo;application&rdquo;), et aux Règles supplémentaires de l&rsquo;OMPI (ci-après dénommées les &ldquo;Règles supplémentaires&rdquo;) pour l&rsquo;application des Principes directeurs précités. Conformément aux paragraphes 2 et 4 des Règles d&rsquo;application, le 12 mars 2021, une notification de la plainte valant ouverture de la présente procédure administrative, a été adressée au Défendeur en anglais et en français. Conformément au paragraphe 5 des Règles d&rsquo;application, le dernier délai pour faire parvenir une réponse était le 1 avril 2021. Le Défendeur n&rsquo;a fait parvenir aucune réponse. En date du 9 avril 2021, le Centre notifiait le défaut du Défendeur. En date du 16 avril 2021, le Centre nommait Benjamin Fontaine comme expert dans le présent litige. La Commission administrative constate qu&rsquo;elle a été constituée conformément aux Principes directeurs et aux Règles d&rsquo;application. La Commission administrative a adressé au Centre une déclaration d&rsquo;acceptation et une déclaration d&rsquo;impartialité et d&rsquo;indépendance, conformément au paragraphe 7 des Règles d&rsquo;application. 4. Les faits Le Requérant est un acteur majeur de la banque en ligne et des informations financières en ligne, en France. Il revendique dans ce pays plus de deux millions de clients, ainsi que plusieurs dizaines de millions de connexions mensuelles à ses sites Internet. Le Requérant offre ses services sous deux noms de domaine principaux. Le premier, <boursorama.com>, héberge un portail d&rsquo;informations financières. Le second, <boursorama-banque.com>, héberge le site offrant des services bancaires. A l&rsquo;appui de la Plainte, le Requérant invoque deux droits de marques : la marque de l&rsquo;Union européenne No. 1758614 déposée le 13 juillet 2000 portant sur le vocable BOURSORAMA, et la marque française No. 3676762 déposée le 16 septembre 2009 portant sur la marque semi-figurative BOURSORAMA BANQUE. Le nom de domaine litigieux <boursorama-banque.online> a été enregistré le 11 février 2021. Il renvoie vers une page de parking. L&rsquo;identité du Défendeur a été dévoilée par l&rsquo;Unité d&rsquo;Enregistrement, en cours de procédure. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une personne physique résidant en France. Il est toutefois à noter que l&rsquo;adresse renseignée lors de l&rsquo;enregistrement du nom de domaine litigieux n&rsquo;existe pas. 5. Argumentation des parties A. Requérant Les arguments du Requérant peuvent être résumés comme suit : Il estime, en premier lieu, que le nom de domaine litigieux est identique à la marque BOURSORAMA BANQUE, qu&rsquo;il reprend dans son intégralité. Il rejette l&rsquo;hypothèse, en second lieu, que le Défendeur puisse avoir des droits ou intérêts légitimes sur le nom de domaine litigieux. En effet le Défendeur n&rsquo;est pas connu sous le nom &ldquo;Boursorama Banque&rdquo;, il n&rsquo;a pas été autorisé à exploiter cette marque par le Requérant, et il n&rsquo;en fait aucune utilisation autre qu&rsquo;un renvoi vers une page de parking. Il invoque, en troisième lieu, que le Défendeur a enregistré et utilisé le nom de domaine litigieux de mauvaise foi. A cet égard il souligne d&rsquo;une part que la marque BOURSORAMA bénéficie d&rsquo;une forte notoriété, confirmée dans des décisions UDRP du Centre, et que le Défendeur ne pouvait ignorer. D&rsquo;autre part, il estime qu&rsquo;aucun usage de bonne foi ne peut être envisagé vis-à-vis d&rsquo;un tel nom de domaine. B. Défendeur Le Défendeur n&rsquo;a pas répondu aux arguments du Requérant. 6. Discussion et conclusions Le paragraphe 4(a) des Principes directeurs impose au Requérant d&rsquo;apporter la preuve que les trois conditions suivantes sont réunies cumulativement : - Le nom de domaine est identique ou semblable au point de prêter à confusion, à une marque de produits ou de services sur laquelle le Requérant a des droits; - Le Défendeur ne dispose d&rsquo;aucun droit sur le nom de domaine ni aucun intérêt légitime qui s&rsquo;y attache; - Le nom de domaine est enregistré et utilisé de mauvaise foi. Avant d&rsquo;examiner le bien-fondé de la Plainte, il appartient à la Commission Administrative de statuer sur une question préliminaire, relative à la langue de la procédure. Question préliminaire : langue de la procédure Comme il a été indiqué au point 3 ci-dessus, la langue du contrat d&rsquo;enregistrement du nom de domaine litigieux est l&rsquo;anglais, alors que le Requérant a déposé sa plainte en français. On rappellera que, conformément aux disposition du paragraphe 11(a) des Règles d&rsquo;application, &ldquo;Sauf convention contraire entre les parties ou stipulation contraire du contrat d&rsquo;enregistrement, la langue de la procédure est la langue du contrat d&rsquo;enregistrement; toutefois, la commission peut décider qu&rsquo;il en sera autrement, compte tenu des circonstances de la procédure administrative&rdquo;. Par ailleurs, le paragraphe 10(a) des Règles d&rsquo;application dispose que &ldquo;La commission conduit la procédure administrative de la façon qu&rsquo;elle juge appropriée, conformément aux principes directeurs et aux présentes règles&rdquo;. En l&rsquo;espèce et conformément à la demande du Requérant, il est équitable et préférable de désigner le français comme langue de procédure. Il s&rsquo;agit en effet de la langue du pays où les deux parties sont domiciliées, de la langue utilisée dans le nom de domaine litigieux (&ldquo;banque&rdquo;), et de la langue dans laquelle les pièces versées au dossier sont disponibles. De plus le Défendeur ne s&rsquo;est pas opposé à ce que la langue de la procédure soit le français. Imposer une traduction de la Plainte et de tout ou partie des pièces annexées serait donc à la fois inutile et disproportionné. A. Identité ou similitude prêtant à confusion Il existe indiscutablement une similitude prêtant à confusion entre la marque BOURSORAMA BANQUE du Requérant et le nom de domaine litigieux <boursorama-banque.online>. Ce dernier reproduit à l&rsquo;identique, et dans le même ordre, les deux vocables constituant la marque du Requérant, et les distingue l&rsquo;un de l&rsquo;autre par l&rsquo;ajout d&rsquo;un tiret. L&rsquo;extension de premier niveau &ldquo;.online&rdquo; est indifférent à ce constat, dans le cadre de la mise en œuvre de ce premier critère. La première condition du paragraphe 4(a) des Principes directeurs est donc remplie. B. Droits ou intérêts légitimes Comme il est habituel dans la mise en œuvre des Principes directeurs, il appartient au Défendeur d&rsquo;invoquer dans sa réponse ses éventuels droits ou intérêts légitimes sur les noms de domaine litigieux, une fois que le Requérant a contesté leur existence. Cette dernière s&rsquo;étant abstenue de répondre à la Plainte, et à défaut d&rsquo;éléments au dossier pouvant contredire l&rsquo;argumentaire du Requérant, la Commission administrative ne peut que confirmer que le Défendeur ne peut invoquer en l&rsquo;espèce de droits ou d&rsquo;intérêts légitimes sur le nom de domaine <boursorama-banque.online>. La seconde condition du paragraphe 4(a) des Principes directeurs est donc également remplie. C. Enregistrement et usage de mauvaise foi Selon le paragraphe 4(b) des Principes directeurs, la réalisation de l&rsquo;une des circonstances suivantes est susceptible d&rsquo;établir que le nom de domaine a été enregistré et utilisé de mauvaise foi : i) les faits montrent que le défendeur a enregistré ou acquis le nom de domaine essentiellement aux fins de vendre, de louer ou de céder d&rsquo;une autre manière l&rsquo;enregistrement de ce nom de domaine au requérant qui est le propriétaire de la marque de produits ou de services, ou à un concurrent de celui-ci, à titre onéreux et pour un prix excédant le montant des frais qu&rsquo;il peut prouver avoir déboursé en rapport direct avec ce nom de domaine, ii) le défendeur a enregistré le nom de domaine en vue d&rsquo;empêcher le propriétaire de la marque de produits ou de services de reprendre sa marque sous forme de nom de domaine, et est coutumier d&rsquo;une telle pratique, iii) le défendeur a enregistré le nom de domaine essentiellement en vue de perturber les opérations commerciales d&rsquo;un concurrent, ou iv) en utilisant ce nom de domaine, le défendeur a sciemment tenté d&rsquo;attirer, à des fins lucratives, les utilisateurs de l&rsquo;Internet sur un espace Web ou autre site en ligne lui appartenant, en créant une probabilité de confusion avec la marque du requérant en ce qui concerne la source, le commanditaire, l&rsquo;affiliation ou l&rsquo;approbation de son espace ou espace Web ou d&rsquo;un produit ou service qui y est proposé. En application des Principes directeurs, le Requérant ne peut obtenir gain de cause qu&rsquo;à la double condition d&rsquo;établir que le nom de domaine litigieux a été enregistré de mauvaise foi, et est utilisé de mauvaise foi. S&rsquo;agissant d&rsquo;abord de l&rsquo;enregistrement de mauvaise foi, il est incontestable que le Défendeur avait la marque du Requérant en tête lorsqu&rsquo;il a configuré son nom de domaine : il a reproduit la marque BOURSORAMA BANQUE à l&rsquo;identique, en veillant à distinguer les termes qui la composent par un tiret. Cette marque associe en position d&rsquo;attaque un terme parfaitement arbitraire, &ldquo;boursorama&rdquo;, et un terme décrivant une partie des services offerts par le Requérant, &ldquo;banque&rdquo;. Au surplus, la marque du Requérant jouit d&rsquo;une importante notoriété en France, pays où est domicilié le Défendeur. La Commission relève, enfin, que le choix de l&rsquo;extension de premier niveau &ldquo;.online&rdquo; n&rsquo;est pas anodin : il suggère aux internautes qu&rsquo;ils peuvent accéder aux services offerts en ligne par le Requérant sous sa marque BOURSORAMA BANQUE. S&rsquo;agissant ensuite de l&rsquo;utilisation de mauvaise foi, les conditions permettant de constater un usage passif de mauvaise foi, telles que synthétisées à la section 3.3 de la Synthèse des avis des commissions de l&rsquo;OMPI sur certaines questions relatives aux principes UDRP, troisième édition , version 3.0, sont réunies en l&rsquo;espèce. En effet : - le nom de domaine litigieux est configuré de telle façon à créer un risque de confusion au détriment des droits et intérêts du Requérant et de sa clientèle; - les marques BOURSORAMA / BOURSORAMA BANQUE sont notoirement connues en France, pays où est domicilié le Défendeur; - le Défendeur a choisi de ne pas participer à la procédure; - le Défendeur a renseigné une adresse inexistante lors de la réservation du nom de domaine litigieux, de telle façon à ne pas pouvoir être identifié et poursuivi. En définitive, la Commission administrative n&rsquo;entrevoit pas d&rsquo;usage possible de bonne foi du nom de domaine litigieux <boursorama-banque.online>. Au contraire, un tel nom de domaine a toutes les chances d&rsquo;être utilisé à l&rsquo;avenir pour la conduite d&rsquo;activités frauduleuses, telles que le hameçonnage. Aussi, la troisième et dernière condition du paragraphe 4(a) des Principes directeurs est satisfaite, ce qui implique que le Requérant est bien fondé à solliciter le transfert du nom de domaine litigieux à son profit. 7. Décision Pour les raisons exposées ci-dessus, et conformément aux paragraphes 4(i) des Principes directeurs et 15 des Règles d&rsquo;application, la Commission administrative ordonne que le nom de domaine litigieux <boursorama-banque.online> soit transféré au Requérant. Benjamin Fontaine Expert Unique Le 30 avril 2021

Source of record: WIPO . Reproduced for research; WIPO is the authoritative source.

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