Westmore · UDRP decision
WIPO · Case No. D2022-2989

Nexity-groupe.com

TransferWIPO-indexed · informational, not legal advice

The Panel ordered transfer of <nexity-groupe.com>. It found the domain confusingly similar to the Complainant’s NEXITY mark because it incorporated the mark in full with the descriptive term “groupe.” The Respondent lacked rights or legitimate interests because he was unauthorized and used the domain for an email fraud scheme rather than any bona fide or legitimate use. Bad-faith registration and use were established based on the Complainant’s reputation, the Respondent’s likely awareness of the mark, and use of a domain-based email address to impersonate a purported employee of the Complainant and offer fraudulent investments.

Outcome
Transfer
At a glance
Provider
WIPO
Outcome
Transfer
Decision date
2022-11-21
Panelist(s)
Dufour, Elise
Complainant
La Société Nexity
Respondent
David Czinczenheim
Disputed domain(s)
nexity-groupe.com
Citation weightCited by 1 later decision
Domain history UDRP Intelligence

The timeline behind nexity-groupe.com

Registration, the decision and the archived record of what this domain actually displayed — from public RDAP and the Internet Archive.

Westmore reconstructs the full history behind nexity-groupe.com — from public RDAP and the Internet Archive — as part of UDRP Intelligence:

Registration → decision → today timeline
Archived Wayback evidence of what the site showed
Registry bad-faith signals
The live current registrant
Available in UDRP Intelligence
Verified public record
Outcome & remedy
Complaint granted. Panel ordered transfer of nexity-groupe.com.
Reverse Domain Name Hijacking
No RDNH raised.
Westmore Insight

The decision illustrates that fraudulent use of a domain-based email address can independently support findings against a respondent even where the associated website is inactive at the time of decision. It also shows how adding a corporate descriptor such as “groupe” to a trademark may preserve confusing similarity and can support an impersonation scenario when paired with fraudulent communications.

The three-part test
Identical or confusingly similarMet
Rights or legitimate interestsMet
Registered and used in bad faithMet

Result of record. The panel's reasoning and decisive facts behind each element are in the Intelligence dossier below.

Case details
Provider
WIPO
Outcome
Transfer
Decision date
2022-11-21
Panel
Dufour, Elise
Full decision
10 min read · hosted by Westmore

CENTRE D’ARBITRAGE ET DE MÉDIATION DÉCISION DE LA COMMISSION ADMINISTRATIVE La Société Nexity contre David Czinczenheim Litige No. D2022-2989 1. Les parties Le Requérant est la Société Nexity, France, représenté à l’interne, France. Le Défendeur est David Czinczenheim, France. 2. Nom de domaine et unité d’enregistrement Le nom de domaine litigieux <nexity-groupe.com> est enregistré auprès de EndeavourDomains, LLC (ci -après désigné “l’Unité d’enregistrement”). 3. Rappel de la procédure Une plainte a été déposée par la Société Nexity auprès du Centre d’arbitrage et de médiation de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (ci-après désigné le “Centre”) en date du 12 août 2022. En date du 15 août 2022, le Centre a adressé une requête à l’Unité d’enregistrement aux fins de vérification des éléments du litige, tels que communiqués par le Requérant. Le 15 août 2022, l’Unité d’enregistrement a transmis sa vérification au Centre révélant l’identité du titulaire du nom de domaine litigieux et ses coordonnées, différentes du nom du Défendeur et des coordonnées désignés dans la plainte. Le 23 août 2022, le Centre a envoyé un courrier électronique au Requérant avec les données relatives au titulaire du nom de domaine litigieux telles que communiquées par l’Unité d’enregistrement et invitant le Requérant à soumettre un amendement à la plainte. De plus, le Centre a envoyé un courrier électronique en français et anglais concernant la langue de la procédure informant les parties que l’unité d’enregistrement avait indiqué que la langue du contrat d’enregistrement était l’anglais. Le 13 septembre 2022 le Requérant a déposé une demande afin que le français soit la langue de la procédure. Le Défendeur n’a pas soumis d’observations. Le Centre a vérifié que la plainte répond bien aux Principes directeurs régissant le Règlement uniforme des litiges relatifs aux noms de domaine (ci-après dénommés “Principes directeurs”), aux Règles d’application des Principes directeurs (ci-après dénommées les “Règles d’application”), et aux Règles supplémentaires de l’OMPI (ci-après dénommées les “Règles supplémentaires”) pour l’application des Principes directeurs précités. Conformément aux paragraphes 2 et 4 des Règles d’application, le 7 octobre 2022, une notification de la plainte valant ouverture de la présente procédure administrative, a été adressée au Défendeur. Conformément au paragraphe 5 des Règles d’application, le dernier délai pour faire parvenir une réponse page 2 était le 27 octobre 2022. Le Défendeur n’a fait parvenir aucune réponse. En date du 28 octobre 2022, le Centre notifiait le défaut du Défendeur. En date du 7 novembre 2022, le Centre nommait Elise Dufour comme expert dans le présent litige. La Commission administrative constate qu’elle a été constituée conformément aux Principes directeurs et aux Règles d’application. La Commission administrative a adressé au Centre une déclaration d’acceptation et une déclaration d’impartialité et d’indépendance, conformément au paragraphe 7 des Règles d’application. 4. Les faits Le Requérant est la Société Nexity, Société holding animatrice du groupe immobilier du même nom qui intervient sur l’ensemble des métiers immobiliers notamment les activités de promotion immobilière et administration de biens. Le Requérant est titulaire de plusieurs marques NEXITY enregistrées, parmi lesquelles : - la marque française NEXITY No. 3007815, enregistrée le 16 février 2000; - la marque internationale NEXITY No. 756 872, enregistrée le 16 août 2000. Le Requérant est également titulaire du nom de domaine <nexity.fr> enregistré le 18 juin 2008. Le nom de domaine litigieux a été enregistré le 21 octobre 2021 par David Czinczenheim domicilié en France. Le nom de domaine litigieux a été utilisé dans le cadre d’une escroquerie par email. A la date à laquelle la présente décision est rendue, le nom de domaine litigieux renvoie vers une page d’erreur indiquant que l’annonce concernant le nom de domaine litigieux a disparu. 5. Argumentation des parties A. Requérant Le Requérant expose que le nom de domaine litigieux est similaire à sa marque NEXITY puisqu’il reproduit entièrement la marque NEXITY, la seule différence étant l’adjonction “groupe”. Le Requérant soutient ensuite que le Défendeur n’a aucun droit ni intérêts légitimes sur le nom de domaine litigieux, qu’il utilise dans le cadre d’une pratique déloyale envers les consommateurs. Enfin, le Requérant expose que le nom de domaine litigieux a été enregistré et utilisé de mauvaise foi, puisqu’il est utilisé à des fins d’escroquerie vis-à-vis des consommateurs, pour proposer des investissements frauduleux à des particuliers. B. Défendeur Le Défendeur n’a pas répondu aux arguments du Requérant. page 3 6. Discussion et conclusions 6.1. Langue de la procédure Le contrat d’enregistrement du nom de domaine litigieux est en anglais. Le Requérant a cependant demandé que la langue de la procédure soit le français. Le paragraphe 11(a) des Règles d’application dispose que : “Sauf accord contraire des parties ou mention contraire dans le contrat d’enregistrement, la langue de la procédure administrative sera la langue du contrat d’enregistrement, à moins que la commission administrative n’en décide autrement au regard des circonstances de la procédure administrative” et le paragraphe 10(b) des Règles d’application dispose que “(...) la commission veille à ce que les parties soient traitées de façon égale et à ce que chacune ait une possibilité équitable de faire valoir ses arguments”. Conformément à un nombre important de décisions UDRP, une langue différente de la langue du contrat d’enregistrement peut être retenue par la Commission administrative s’il est démontré que cette langue est maîtrisée par le Défendeur, selon la section 4.5.1 de la Synthèse des avis des commissions administratives de l’OMPI sur certaines questions relatives aux Principes UDRP, troisième édition (“ Synthèse de l’OMPI, version 3.0”). La Commission administrative constate en l’espèce que le Défendeur a eu l’opportunité de se manifester pour contester la demande si l’emploi du français avait été préjudiciable à ses droits. Cependant, le Défendeur, avisé par le Centre en anglais et en français de la demande du Requérant, ne s’y est pas opposé. De plus, le Défendeur est domicilié en France. Enfin, l’email frauduleux produit et rédigé par le Défendeur a été rédigé en français, ce qui démontre que le Défendeur parle la langue française. Faisant application des dispositions du paragraphe 11(a) des Règles d’application et de son pouvoir d’appréciation, la Commission administrative décide que le français sera la langue de la procédure. 6.2. Fond Selon le paragraphe 4(a) des Principes directeurs, pour obtenir une décision établissant que le nom de domaine litigieux enregistré par le Défendeur soit radié ou transféré au Requérant, le Requérant doit justifier des trois conditions suivantes: (i) le nom de domaine litigieux est identique à, ou semblable au point de prêter à confusion avec une marque de produits ou de services sur laquelle le Requérant a des droits; et (ii) le Défendeur n’a aucun droit ou intérêt légitime au regard du nom de domaine litigieux; et (iii) le nom de domaine litigieux a été enregistré et est utilisé de mauvaise foi. A. Identité ou similitude prêtant à confusion Selon le paragraphe 4(a)(i) des Principes directeurs, le Requérant doit démontrer que le nom de domaine litigieux est identique ou similaire à une marque sur laquelle le Requérant a des droits. Le nom de domaine litigieux reprend intégralement la marque NEXITY du Requérant en y ajoutant le terme descriptif “groupe”. page 4 La Commission administrative constate qu’il a déjà été décidé, à plusieurs reprises, que l’incorporation d’une marque dans son intégralité peut être suffisante pour établir que le nom de domaine litigieux est identique ou similaire à la marque enregistrée du Requérant. Pour ce qui concerne l’adjonction de l’extension de premier niveau “.com”, la Commission administrative rappelle qu’il a également été établi dans plusieurs décisions UDRP que les extensions de premier niveau ne sont pas un élément distinctif pris en considération lors de l’évaluation de la similitude prêtant à confusion entre la marque du Requérant et le nom de domaine litigieux. Voir la section 1.11 de la Synthèse de l’OMPI, version 3.0. En conséquence, la Commission administrative conclut que le nom de domaine litigieux est semblable au point de prêter à confusion avec la marque du Requérant au sens du paragraphe 4(a)(i) des Principes directeurs. B. Droits ou intérêts légitimes Conformément au paragraphe 4(a)(ii) des Principes directeurs, le Requérant doit être en mesure de prouver l’absence de droits ou intérêts légitimes du Défendeur sur le nom de domaine litigieux. Dans la mesure où il peut être parfois difficile d’apporter une preuve négative, il est généralement admis que le Requérant doit établir prima facie que le Défendeur n’a pas de droits ni d’intérêts légitimes sur le nom de domaine litigieux. Il incombe ensuite au Défendeur de renverser cette présomption et, s’il n’y parvient pas, le Requérant est présumé avoir satisfait aux exigences posées par le paragraphe 4(a)(ii) des Principes directeurs. Voir la section 2.1 de la Synthèse de l’OMPI, version 3.0 . En l’espèce, la Commission administrative constate que le Requérant a établi que le Défendeur n’a ni droit, ni intérêt légitime sur le nom de domaine litigieux. En effet, le Requérant n’a autorisé le Défendeur ni à utiliser sa marque NEXITY ni à enregistrer un nom de domaine similaire à cette marque. Par ailleurs, le nom de domaine litigieux n’est pas utilisé par le Défendeur en relation avec une offre de bonne foi de produits ou de services, pas plus qu’il n’en fait un usage non commercial légitime ou loyal, le nom de domaine litigieux étant utilisé à des fins d’escroquerie. Le Défendeur, n’ayant pas répondu à la plainte du Requérant, n’a apporté aucun élément pour démontrer un droit ou à tout le moins un intérêt légitime sur le nom de domaine litigieux. Au vu de ce qui précède, la Commission administrative considère que la deuxième condition du paragraphe 4(a) des Principes directeurs a été remplie. C. Enregistrement et usage de mauvaise foi Le paragraphe 4(b) des Principes directeurs prévoit que chacune des circonstances mentionnées ci-après de manière non exhaustive, peut démontrer un enregistrement ou une utilisation de mauvaise foi d’un nom de domaine tel que prévu au paragraphe 4(a)(iii) des Principes directeurs, si la Commission administrative les considère comme prouvées : (i) circonstances indiquant que le nom de domaine litigieux a été enregistré ou acquis (par le défendeur) essentiellement dans le but de vendre, louer ou céder de toute autre manière l’enregistrement du nom de domaine litigieux au requérant qui est le propriétaire de la marque commerciale ou de la marque de service, ou à un concurrent de ce plaignant, à titre onéreux pour une contrepartie dépassant vos débours documentés liés directement au nom de domaine litigieux; ou (ii) le nom de domaine litigieux a été enregistré (par le défendeur) dans le but d’empêcher le propriétaire de la marque commerciale ou de la marque de service de refléter la marque dans un nom de domaine correspondant, dans la mesure où (le défendeur a) adopté un comportement de ce type; ou page 5 (iii) le nom de domaine litigieux a été enregistré (par le défendeur) essentiellement pour interrompre l’activité d’un concurrent; ou (iv) en utilisant le nom de domaine litigieux, (le défendeur a) essayé intentionnellement d’attirer, à des fins commerciales, des utilisateurs d’Internet sur le site Internet (du défendeur) ou toute autre destination en ligne en créant un risque de confusion avec la marque du requérant quant à la source, au parrainage, à l’affiliation ou à l’approbation du site Internet (du défendeur) ou destination en ligne ou d’un produit ou d’un service offert sur celui-ci. Compte tenu de la réputation du Requérant, le Défendeur connaissait très probablement l’existence de la marque du Requérant au moment de l’enregistrement du nom de domaine litigieux. La Commission administrative considère donc que le nom de domaine litigieux a été enregistré de mauvaise foi par le Défendeur. S’agissant de l’utilisation du nom de domaine litigieux par le Défendeur, la Commission administrative relève qu’au jour de la décision, il renvoie à un site inactif. Le fait que le Défendeur ait créé une adresse email, comprenant le nom de domaine litigieux pour se faire passer pour un prétendu employé du Requérant afin de proposer des investissements frauduleux à des particuliers, est sans aucun doute une conduite de mauvaise foi. Voir la section 3.4 de la Synthèse de l’OMPI, version 3.0 . Dès lors, selon la Commission administrative, la mauvaise foi du Défendeur est établie tant au niveau de l’enregistrement que de l’utilisation du nom de domaine litigieux, conformément au paragraphe 4(b)(iv) des Principes directeurs 7. Décision Pour les raisons exposées ci-dessus, et conformément aux paragraphes 4(i) des Principes directeurs et 15 des Règles d’application, la Commission administrative ordonne que le nom de domaine litigieux <nexity-groupe.com> soit transféré au Requérant. /Elise Dufour/ Elise Dufour Expert Unique Le 21 novembre 2022

Source of record: WIPO . Reproduced for research; WIPO is the authoritative source.

Beyond the decision

What Westmore sees around nexity-groupe.com

The decision is only the record. Westmore connects it to the cases, authorities, panelists, parties and domain evidence surrounding it.

Connected to Westmore UDRP Intelligence
115,948 decisions · citations · panelists · parties · domain history
Eleanor · UDRP intelligence
Ask Eleanor about this decision
Ask Eleanor about this decision

A short, grounded explanation drawn only from this decision's record — not legal advice or a prediction.

Unlocking Eleanor for this case uses 1 of your complimentary Intelligence unlocks· 3 remaining

Grounded in the Westmore record for this decision. Research/informational only — not legal advice or a prediction of any outcome.

Westmore Professional · Unlock the intelligence

The decision is only the beginning.

You've seen what happened. Now discover the deeper intelligence behind the case, the panelist, the parties and the authorities that matter.

Citation Intelligence
How this decision is cited and treated across the corpus.
Panelist Intelligence
The panel's tendencies, outcomes and reasoning patterns.
Domain History
Ownership chronology — creation vs. respondent acquisition.
Opposing-Party Research
Complainant, counsel and portfolio context.
Independent Case Review
Eleanor challenges your filing before the other side does.
Professional Matters
Open, research and manage matters end to end.
$395/month
Unlock Westmore Professional Annual & firm seats available · cancel anytime
Take the next step
Westmore UDRP · find the right service

Westmore UDRP records draw on WIPO-indexed decisions and are provided for research and informational purposes only. Not legal advice, a clearance opinion, or a prediction of any outcome.

Confidential buyer-side representation for premium-domain acquisitions, backed by WHOIS, UDRP and domain-sales intelligence.

or
Buyer-side only Escrow-protected NDA on request
Services
Research
UDRP
Westmore
Support

Copyright © 2026 Westmore. All rights reserved.

Essential cookies only. Nothing is sold or shared.